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à méditer...

Quand les homme doutes d’eux même, ils se tournent vers la religion. Mais quand les dieux doutent d’eux même, vers qui peuvent t’ils se tourner ?
Et in arcadia ego

Rien n’est éternel…Rien.
Celui qui croit en la beauté de la mort est un être condamné

Nos mérites sont la conséquence de nos actes, qu’ils soient réels ou virtuels.
Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité.
Ce que l’on fait dans sa vie, résonne dans l’éternité.
Je suis de ceux qui aiment et non de ceux qui haissent.
C’est long, l’éternité. Surtout sur la fin.

S'il
en demeure dix, je serai le dixième ; Et s'il n'en reste qu'un, je serais celui-là

 


écrits

Mercredi 11 février 2009

Quand l'ai-je écrite, cette petite histoire? Je ne m'en souviens pas vraiment. Il y a un an environ. Mais j'ai été agréable surprise de retomber dessus en rangeant mon bureau (comme quoi ça sert ). Je précise, aucune ressemblance quelconque avec moi ou un aspect de ma vie

Enjoy.

 


-Non.

La porte claque derrière moi et je m'éloigne d'un pas tranquille, sans un mot ni un regard en arrière. Je ne crains plus les coups et les cris. De toute façon, il y a bien longtemps que les gens ont compris que cela ne changerait rien.

Non.

Ma vie est ainsi, une succession de négations. Tant de fois, j'ai prononcé ce mot si bref, souvent avant même de savoir de quoi on voulait vraiment me parler. Et jamais je ne suis revenue sur ma décision.

On me traite de folle, d'hystérique, de garce. Savent-ils que je les entends? Sans doute, quelle importance ? Le regard des autres ne m'atteint plus depuis un moment. De plus, peut-on reprocher aux gens de détester quelqu'un qu'ils ne comprennent pas et qui ne fait aucun effort pour être comprise?

Lorsque je pousse la porte de l'immeuble, le froid hivernal m'agresse et j'enfonce mes petits points dans les poches de ma veste en traversant la rue. Une foule d'inconnus se presse autour de moi, mais je la remarque à peine. Je suis ailleurs, au dessus d'eux, là où personne ne peut entraver ma soif maladive de liberté.

« t'as un problème, toi », bougonne un mec d'une vingtaine d'années. Il était sur mon chemin, je l'ai écarté d'un coup d'épaule. Bien sûr que j'avais un problème. Qui s'acharnerait à contredire et à blesser ceux qui ne cherchent qu'à aider, à détruire avec méticulosité toutes les opportunités qu'offrait une naissance plus qu'avantageuse?

Je suis une marginale coincée dans une cage dorée. Je hais ce monde pourri et lui me le rend bien.

Qu'ai-je refusé, cette fois ? Je ne sais pas vraiment. Le simple fait de chercher à m'imposer un avis qui n'est pas le mien m'irrite. Insupportable gamine, n'est-ce-pas ? Plus que ça. Terrifiante, voire dangereuse. Sous mon apparence soignée et sage, mon visage d'ange et ma corpulence fragile sommeille un vrai démon. Croisez mon regard et voyons si vous n'en avez pas le souffle coupé. Mère Nature avait un petit coup dans le nez lorsque je suis venue au monde.

Lasse de marcher, je me laisse tomber sur un banc et regarde couler la Seine. Il est tard maintenant, et Paris s'est tue peu à peu.

Au bout d'un moment, quelqu'un s'assoit à mes côtés sans que je ne lui adresse un regard. Aurais-je seulement remarquer sa présence s'il n'avait pas ouvert la bouche?

« pourquoi pleures-tu ? »

une voix douce insupportable, un accent venu d'ailleurs. Et une question stupide, puisque mes joues sont vierge de toute larme, et ce depuis plus de dix ans. Deux orbes d'un noir d'encre me transpercent lorsque je lève les yeux, et ma remarque acerbe reste coincée dans ma gorge. Trop de pureté dans ces yeux sombres, beaucoup trop. Pour la première fois depuis longtemps, la situation m'échappe. Il sait. Il sait ! Il l'a vu, cette douleur que j'avais enfoui si profondément que je l'avais presque oubliée. Sa main se pose sur ma joue et je suis incapable de bouger, moi qui abhorre tout contact physique. Je ne peux que le regarder.

Son teint pâle, ses cheveux, son visage...ses yeux. Tout en lui me paraît si pur, si parfait comparé à ce que je suis que ça me fait mal.

Mes doigts se referment inconsciemment sur la main posée sur moi.

« pourquoi toi? »

Ma voix est rauque, incertaine. Il sourit. Mue par un étrange instinct, je ferme les yeux et niche mon visage au creux de son cou. Qui est-il, d'où vient-il, que me veut-il ? Qu'importe. Une douce quiétude m'envahit, le démon s'apaise. Et un sentiment nouveau surgit.

« Sauve-moi. »





Par l'Ange
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Mardi 17 février 2009
Je sais pas trop pourquoi j'ai écrit ça T.T (remarque très pertinente, je sais). ça n'a rien à voir avec une histoire personnel, mais je pense que je serais le genre de fille à qui ça pourrait arriver. On a tendance à accabler les mecs de tous les problèmes lorsque ça ne va pas dans un couple, donc...je fais justice
Enjoy !



Celui qui méritera tes larmes ne les fera pas couler.

Ou un truc du genre.

Celui qui a sorti cette connerie n'avait rien compris. Absolument rien.

Je suis assise sur cette chaise depuis des heures. La nuit est tombée depuis longtemps, mais je n'ai pas bougé.

Ma cigarette se consume lentement entre mes doigts, sans que je ne la porte à ma bouche. Je suis incapable de bouger, plongée dans l'obscurité.

Un journée comme les autres, pourtant. Pas pire, pas mieux. Du moins, au début.


Ça ne peut plus continuer ainsi.


C'est vrai que la routine s'était installée. C'est vrai que l'ambiance était devenue tendue entre nous. Et alors, c'est une période difficile, tous les couples passent par là. C'est ce que tout le monde dit en tout cas. M'engager, m'impliquer plus ? Je t'aime, c'est pas suffisant ? Faut aussi que j'abandonne ma liberté ?


Je veux construire quelque chose de concret.


Sympa pour moi. Je te suffis plus ? Pas obligé d'habiter ensemble pour avoir une relation concrète. Pas obliger de se marier, pas obliger d'avoir des gosses. On est jeune, on a le temps.


Tu ne changeras pas.


J'en sais rien.


C'est finis.


Alors casse toi.


Cinq années de ma vie qui se tournent. Si vite, si simplement.

T'en avais bavé pour me convaincre de t'aimer. Je sais pas comment t'as fait d'ailleurs, en tout cas t'as réussit.

L'ironie de l'histoire, c'est que c'est moi qui t'ai repoussé la première fois qu'on s'est rencontré mais c'est toi qui me quitte aujourd'hui.

La cigarette glisse entre mes doigts tremblant et s'écrase sur le sol. Ma vue se brouille et un hoquet s'échappe de ma gorge. Faut croire que c'est moi qui ne te méritais pas.

Par l'Ange
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